Le Premier ministre François Fillon a manifesté mercredi son "soutien" à un enseignant inculpé pour avoir giflé un élève irrespectueux, jugeant que ce geste n'était "jamais une bonne solution" mais relevait de la nécessité de rétablir "un peu de discipline".
"Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait semble-t-il une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise (3 jours de suspension, ndlr), et donc oui, je soutiens cet enseignant", a dit le Premier ministre sur RMC. "Ce n'est jamais une bonne solution de gifler un élève, mais en même temps je soutiens les enseignants qui ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes", a encore dit M. Fillon.
Interrogé sur les 48 heures de garde à vue infligées à l'enseignant, le chef du gouvernement a déclaré ne pas avoir "de jugement à porter sur la justice", ajoutant aussitôt: "Franchement, en tant que citoyen et en tant que parent d'élève, oui ça me choque".
L'enseignant, d'un lycée du nord de la France, sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur" après avoir avoir giflé en classe un élève de onze ans qui venait de le traiter de "connard". A l'origine de l'échange, le professeur se serait agacé du désordre sur une table. Le père de l'élève, un gendarme, avait porté plainte après l'incident. Cette affaire a suscité l'émoi des syndicats d'enseignants et des fédérations de parents d'élèves. (belga)


