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Procès du scandale de l'hormone de croissance

Le procès du scandale sanitaire de l'hormone de croissance s'est ouvert mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Paris où sept médecins devront s'expliquer sur leur responsabilité dans ce drame qui s'est soldé par la mort, à ce jour, de 110 jeunes victimes.

Avec plus de 200 parties civiles, essentiellement les familles des victimes, le président Olivier Perrusset a prévu de consacrer les deux premiers jours de ces quatre mois de procès aux procédures de début d'audience: appels des prévenus et témoins, etc. Les jeunes ont succombé à la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), qu'ils ont contractée après avoir été traités enfants, parce qu'ils étaient trop petits, à l'hormone de croissance, fabriquée jusqu'en 1988 à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres.

Les prévenus, très âgés et se disant innocents, sont accusés de "graves fautes d'imprudence et de négligence" commises dans la collecte, le conditionnement et la distribution à 1.698 enfants de cette hormone au milieu des années 80. Dès vendredi, le tribunal commencera d'examiner le système de fonctionnement de France Hypophyse, l'association para-administrative au coeur du dossier, qui avait reçu de l'Etat le monopole de la collecte et la prescription.

Accusés d'homicide involontaire et/ou de tromperie aggravée, pour avoir caché les risques aux parents, ces médecins, pharmaciens et endocrinologues risquent de trois à quatre ans de prison, à l'exception de l'un d'entre eux qui encourt jusqu'à dix ans, parce qu'il est aussi soupçonné de corruption et prise illégale d'intérêt pour avoir touché des commissions occultes. (afp/7sur7)

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