Les ministres de la Défense des 26 pays de l'OTAN ont tous admis jeudi que l'OTAN devait en faire davantage en Afghanistan, mais sans offrir de solutions aux problèmes spécifiques d'un accroissement de l'engagement militaire allié dans ce pays.
Au point de menacer la cohésion de l'Alliance atlantique, divisée entre les pays qui combattent l'insurrection dans le sud et ceux qui refusent de s'y engager, même au nom de la solidarité transatlantique. "Il y a un clair sentiment autour de la table que des lacunes doivent être comblées et que nous devons avancer le plus vite possible pour y rémédier", a affirmé le porte-parole de l'OTAN à l'issue d'une première réunion des ministres de la Défense alliés à Vilnius, la capitale lituanienne.
Cette réunion, bien qu'"informelle", est destinée à préparer le sommet atlantique qui se tiendra du 2 au 4 avril prochains à Bucarest. Elle est la première du nouveau ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, arrivé en retard en raison d'une réunion des commissions de la Chambre et du Sénat, consacrée à l'Afghanistan.
Plaintes
Le secrétaire (ministre) américain de la Défense, Robert Gates, a récemment écrit à tous ses homologues pour leur réclamer - fort peu diplomatiquement - d'en faire davantage dans la lutte contre l'insurrection des talibans.
La Belgique a répondu en décidant vendredi d'envoyer quatre chasseurs F-16 et une centaine de militaires à Kandahar (sud) à partir du 1er octobre, pour une durée initiale de quatre mois et de dépêcher une équipe d'instructeurs au profit de l'armée afghane, mais à Kaboul ou à Kunduz (nord).
L'Allemagne, qui a déployé plus de 3.000 hommes dans le nord, continue pour sa part d'engager davantage ses troupes dans le sud, malgré les intenses pressions de Washington.


