Berlusconi fait le choix d'une liste unique
Le chef de file de la droite italienne Silvio Berlusconi a annoncé vendredi à la télévision avoir fait le choix d'une liste unique avec le symbole d'un seul parti pour les législatives d'avril, rompant avec ses précédentes campagnes.
PDLCette liste unique se présentera sous le nom de "Peuple de la liberté" (PDL), le nouveau parti dont Silvio Berlusconi avait annoncé en novembre qu'il remplacerait sa propre formation, Forza Italia, déclenchant une crise avec ses alliés qui avaient refusé d'être mis devant le fait accompli. Pour les élections d'avril, le "Peuple de la liberté" s'élargira à Alliance Nationale (droite conservatrice) et se fédèrera avec le parti régional de la Ligue du nord (populiste), a expliqué M. Berlusconi.
Pour les dernières élections d'avril 2006, la droite avait formé une coalition, "La Maison des libertés" regroupant notamment Forza Italia, Alliance Nationale, les centristes chrétiens de l'UDC et les populistes de la Ligue du Nord, avec autant de sigles et de symboles. Cette liste "ne portera pas le symbole de Forza Italia, ni celui d'Alliance nationale", le parti dirigé par Gianfranco Fini, "ce sera un groupe parlementaire unique", a déclaré M. Berlusconi sur la chaîne de télévision Canale 5.
Il a exprimé l'espoir que l'UDC rejoindrait le nouveau parti mais il devrait se heurter à un refus de la part de son leader Pier Ferdinando Casini qui caresse le rêve d'un parti du centre, capable de jouer un rôle de pivot. Le PDL rassemble "tous les citoyens italiens, libéraux et modérés, qui ne se reconnaissent pas dans la gauche", a souligné M. Berlusconi.
VeltroniCette annonce est intervenue alors que son principal opposant, le maire de Rome Walter Veltroni, a lui aussi rompu avec les traditionnelles coalitions de gauche, en annonçant que son parti, le Parti démocrate (PD), se présenterait seul aux élections. Berlusconi s'est défendu d'avoir agi en réaction à la nouvelle stratégie du maire de Rome.
Veltroni a dû se résoudre à ce choix "pour échapper à l'étreinte mortelle de l'extrême gauche", a-t-il déclaré. Romano Prodi avait remporté les législatives d'avril 2006 à la tête d'une coalition d'une dizaine de partis, allant des catholiques centristes aux communistes en passant par les Verts, unis par le seul ciment de l'antiberlusconisme. La droite est donnée largement favorite du scrutin d'avril, selon les sondages. (belga/7sur7)