Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné vendredi à Paris à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour ses propos de 2005 sur l'Occupation allemande, qu'il avait qualifiée de "pas particulièrement inhumaine".
Complicité
Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le leader d'extrême-droite coupable de complicité d'apologie de crimes de guerre et de contestation de crime contre l'humanité, à la suite de ces propos publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire Rivarol. "Il y a 100% de chances que Jean-Marie Le Pen me demande d'interjeter appel", a déclaré son avocat Me Wallerand de Saint-Just, alors que le président du FN était absent au prononcé du jugement, comme il l'avait été durant son procès.
Lors de l'audience devant la 17e chambre correctionnelle, le 14 décembre, le parquet avait pris des réquisitions sévères, demandant cinq mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. En janvier 2005, les propos litigieux de M. Le Pen avaient fait l'objet d'une condamnation unanime des associations et formations politiques et le garde des Sceaux, Dominique Perben, avait lui-même demandé au parquet d'ouvrir une enquête préliminaire.
Persécution
Se disant victime de "persécution", Jean-Marie Le Pen avait alors déclaré ne se sentir "absolument pas coupable". Il avait notamment déclaré: "en France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés". (afp)


