Gates veut une tactique anti-guérilla unifiée en Afghanistan

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Par: rédaction
10/02/08 - 12h39

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a invité dimanche les pays de l'Otan à uniformiser leur entraînement au combat anti-insurrectionnel pour plus d'efficacité face aux talibans en Afghanistan.

"Il est clair que nous avons besoin de normes communes pour tous ceux qui vont en Afghanistan", a estimé M. Gates, dans un discours devant la 44e conférence sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne) où il a affirmé que l'Otan ne pouvait se permettre un échec en Afghanistan.

Tactique
Cela devrait s'appliquer, a-t-il ajouté, aussi bien aux "troupes de combat menant des opérations anti-insurrectionnelles", qu'aux "civils travaillant dans les équipes de reconstruction provinciale" de la force internationale, l'Isaf, ou aux instructeurs militaires encadrant l'armée afghane, les "équipes de liaison et de mentorat opérationnel", dans le jargon de l'Otan.

"Pour que notre effort global ne soit pas inférieur à la somme des parties, il est indispensable que notre action soit unifiée par une tactique, un entraînement et des objectifs similaires", a affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Aide américaine
Lors d'une réunion de concertation fin 2007 en Grande-Bretagne des seuls pays présents dans le sud de l'Afghanistan, où ont lieu l'essentiel des combats contre les talibans, M. Gates avait déjà proposé une aide américaine pour améliorer leur entraînement anti-insurrectionnel à ses partenaires: l'Australie (non membre de l'Otan), le Canada, le Danemark, l'Estonie, les Pays-Bas, le Portugal et la Grande-Bretagne.

Mais cette proposition n'avait eu aucun écho, avait expliqué M. Gates dans une interview publiée le 16 janvier dans le Los Angeles Times, où il critiquait les insuffisances de ces pays en matière de lutte anti-guérilla. Dans cette interview, qui avait provoqué des remous et conduit M. Gates à dire qu'il avait été mal compris, il avait invoqué les bons résultats obtenus par les Etats-Unis en Irak sous l'impulsion du commandant en chef américain dans ce pays, le général David Petraeus.

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