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"L'enquête sur la disparition de Maddie touche à sa fin"

L'enquête sur la disparition de la petite Madeleine McCann "s'approche de la fin", a affirmé mercredi le ministre portugais de la Justice Alberto Costa, qui a jugé "prématuré" de parler d'un "échec" de la police portugaise dans cette affaire.

L'enquête s'enlise
"Nous sommes dans une phase où nous nous approchons de la fin de cette procédure", a reconnu le ministre, entendu par la commission parlementaire des Affaires constitutionnelles plus de neuf mois après la disparition de la petite Britannique. "On a parlé d'un éventuel échec, on a suggéré un échec. Je voudrais dire que c'est prématuré", a ajouté M. Costa, alors que depuis plusieurs mois l'enquête semble enlisée.

Aucune mise en accusation
Depuis la disparition de la petite Maddie, alors âgée de 3 ans, le 4 mai à Praia da Luz, dans le sud du Portugal, trois personnes ont été mises en examen: un Britannique de 35 ans Robert Murat le 15 mai, et les parents de Madeleine, Kate et Gerry McCann, le 7 septembre. A ce jour, aucune mise en accusation formelle n'a été prononcée à leur encontre.

"Certaine précipitation"
La semaine dernière, le directeur national de la Police judiciaire, Alipio Ribeiro, avait évoqué une "certaine précipitation" dans la mise en examen des parents de Madeleine, qui clament leur innocence et continuent d'affirmer que leur fille a été enlevée. Cette déclaration de M. Ribeiro avait suscité un malaise au Portugal, notamment dans les rangs de la police et parmi les magistrats.

Les époux McCann restent suspects
Devant la commission parlementaire, le ministre de la Justice a réitéré sa "confiance dans le directeur national de la PJ", affirmant que sa déclaration n'avait "pas affecté" le cours de l'enquête. La semaine dernière, le ministère public portugais avait déclaré que les époux McCann conservaient jusqu'à nouvel ordre leur statut de "suspects", et que leur "situation juridique" serait "réappréciée au moment opportun".

Publicité de l'enquête
Selon le code de procédure pénal portugais, une enquête doit être rendue publique au bout de huit mois si elle n'a pas abouti à une mise en accusation ou à un classement, sauf en cas d'"exceptionnelle complexité". Mi-janvier, le ministère public s'était appuyé sur cette exception pour justifier la prolongation de trois mois du secret de l'enquête.

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