Un forcené "en état de démence" abattu par un gendarme

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Par: rédaction
18/02/08 - 20h42

Un forcené d'une cinquantaine d'années, "en état de démence", qui avait frappé sa mère de 84 ans, la blessant très grièvement, a été abattu lundi après-midi par un gendarme à Itteville (Essonne), a-t-on appris de source judiciaire.

Les gendarmes ont été appelés en début d'après-midi car l'homme, qui était suivi depuis de nombreuses années pour des problèmes psychiatriques, avait violemment frappé sa mère, avec un objet, peut-être une brique, selon le procureur de la République Jean-François Pascal. A leur arrivée vers 14h45, il avait un fusil entre les mains. Après avoir tenté de le raisonner, les gendarmes ont tiré une première fois sur lui avec un pistolet à impulsions électriques Taser. Le fusil - dont il ne s'est pas servi - est tombé et s'est cassé. Il a ensuite menacé les gendarmes avec un couteau. Ceux-ci ont alors utilisé une nouvelle fois un Taser, sans pour autant parvenir à le maîtriser.

Puis il s'est précipité vers les militaires avec un couteau. Un adjudant a alors tiré avec son arme de service à deux reprises, l'une des deux balles l'atteignant au dessus de la hanche, ce qui a probablement causé la mort du forcené. Une autopsie doit avoir lieu mardi. La vieille dame, dont le pronostic vital est engagé, a été transportée par hélicoptère vers un hôpital parisien. Les trois gendarmes étaient entendus en début de soirée sous le régime de la garde à vue, a poursuivi M. Pascal. Le procureur a estimé qu'il était trop tôt pour savoir si la légitime défense pourrait être retenue.

L'alerte a été donnée par un ami de la mère du forcené, alerté via un bipeur qu'elle portait autour du cou. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'est alors rendu sur place et a vu la vieille dame le visage ensanglanté. Le forcené était suivi depuis de nombreuses années pour des problèmes psychiatriques lourds et vivait dans une famille d'accueil, selon M. Pascal. Il avait toutefois la possibilité de rendre visite à sa mère, a-t-il poursuivi.

Une enquête a été confiée à l'inspection technique de la gendarmerie nationale, l'équivalent de la "police des polices". La section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris a été saisie de l'enquête sur l'agression de la mère. (afp)

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