Aucun des six enfants du dictateur indonésien Suharto, décédé fin janvier, ne s'est présenté mardi devant un tribunal chargé de juger une affaire de détournements de fonds présumés dont il était accusé.
Selon la loi indonésienne, les enfants doivent répondre d'éventuels délits de corruption commis par leurs parents.
"Aujourd'hui les héritiers ne sont pas venus et ils n'ont pas encore désigné leurs représentants au tribunal. Par conséquent les juges convoqueront à nouveau les héritiers", a déclaré le juge Wahjono.
"Si, après la deuxième convocation, les héritiers ne se présentent pas au tribunal, alors les juges poursuivront le procès jusqu'à son terme et les héritiers seront considérés comme ayant renoncé à leur droit à se défendre", a-t-il ajouté.
Suharto, décédé le 27 janvier à l'âge de 86 ans, était considéré comme le dirigeant le plus corrompu des temps modernes. Il est parvenu à échapper à la justice mais des associations espèrent que celle-ci pourra se rabattre sur ses enfants, accusés d'avoir accumulé grâce à leur père des milliards de dollars.
Dans l'affaire en cours, Suharto était poursuivi (au civil et non au pénal) pour des détournements présumés de fortes sommes par sa fondation caritative publique Supersemar. La justice réclamait à Suharto 1,4 milliard de dollars, somme correspondant aux détournements présumés alourdis de dommages et intérêts. (belga)


