SMS de Sarkozy: le journaliste entendu par la police

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Par: rédaction
21/02/08 - 21h34

Le rédacteur en chef du Nouvel Observateur Airy Routier, auteur d'un article faisant état d'un SMS que le chef de l'Etat aurait adressé à son ex-épouse Cécilia, a été entendu jeudi par la police judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire confirmant une information du Figaro.fr

Arrivé à 15H00 rue du Château-des-Rentiers à Paris (XIIIe), il en est ressorti une heure quinze plus tard, a confirmé dans la soirée le Nouvel Observateur sur son site en précisant que M. Routier a été entendu en tant que témoin par un commandant de police, sous la responsabilité d'un commissaire divisionnaire. Interrogé par la presse, le journaliste a expliqué avoir été interrogé par un policier sur l'origine de son information et sa manière de travailler. Il a précisé avoir déclaré qu'il avait écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.

Il estime qu'en conséquence, la plainte pour faux déposée par Nicolas Sarkozy ne le concerne pas. Au policier qui lui demandait s'il y avait vérifié l'information auprès de Nicolas Sarkozy, M. Routier dit avoir répondu qu'il avait travaillé comme un journaliste sur la base de sources fiables, crédibles et sérieuses et qu'il maintenait son information. M. Sarkozy a déposé le 7 février une plainte pour "faux, usage de faux et recel" à l'encontre du nouvel.obs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia Ciganer-Albeniz, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, un SMS indiquant : "Si tu reviens, j'annule tout".

Concernant la plainte déposé par l'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, M. Routier estime qu'"il lui reviendra de prouver qu'il y a un faux, que je l'ai vu, que je savais que c'était un faux et que ce faux avait des conséquences juridiques". "Il faudra que M. Herzog revienne à la raison et sorte de l'impasse dans laquelle il a mis le président de la République de manière un peu stupide", a ajouté le rédacteur en chef du Nouvel Observateur. Après la plainte de M. Sarkozy, le parquet de Paris a diligenté une enquête préliminaire confiée à deux services de police judiciaire parisienne, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et la brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti). (afp)

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