La droite vient à la rescousse de Sarkozy

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Par: rédaction
25/02/08 - 12h58

Plusieurs figures de droite sont venues lundi à la rescousse du président français Nicolas Sarkozy qui a traité de "pauvre con" un visiteur au Salon de l'Agriculture à Paris, une attitude vivement dénoncée par l'opposition comme un manque de "sang-froid".

Dans une vidéo mise en ligne sur internet dans la nuit de samedi à dimanche, Nicolas Sarkozy lance: "Casse-toi alors, pauvre con", à un homme qui vient de refuser de lui serrer la main, tout en lui disant: "Tu me salis". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a recommandé au chef de l'Etat de "garder sa sérénité et son sang-froid". A deux semaines des élections municipales et alors que M. Sarkozy dégringole dans les sondages, la droite tentait, elle, de minimiser la portée de cet échange d'invectives.

"Je trouve qu'on en fait beaucoup", a déclaré le chef de file des députés UMP (droite, au pouvoir), Jean-François Copé. Il s'en est pris aux responsables de la gauche "d'une rapidité extraordinaire lorsqu'il s'agit d'attaques de cette nature et absolument inexistants en termes de propositions de fonds". Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a lui défendu la "spontanéité" et la "modernité" du président français face à son détracteur.

"Il n'y a pas d'hypocrisie avec Nicolas Sarkozy, il lui a répondu d'homme à homme et il ne faut pas s'en étonner", a-t-il déclaré. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement et proche du président, a assuré que M. Sarkozy démontrait "un calme et une sérénité vraiment exceptionnels". "Que le président réagisse, dans ce phénomène de foule, sincèrement, ça ne me choque pas", a-t-il expliqué, en dénonçant les réactions de "toute cette gauche bien-pensante".

Avis partagé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a jugé qu'on n'avait "pas le droit d'humilier le président de la République".
Pour M. Copé, une des leçons à tirer de cet incident est "que les webcams et les portables sont partout". "Il faudra sans nul doute en tenir compte pour l'avenir", a-t-il estimé. (afp)

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