La France a fait savoir lundi qu'elle suivait "avec la plus grande attention" la situation du photographe Yann Arthus-Bertrand, accusé d'escroquerie en Argentine où il réalisait un documentaire et toujours bloqué à Puerto Iguazu (nord-est).
Le photographe français et son équipe d'une quinzaine de personnes devaient être entendus lundi à tour de rôle par un juge de Puerto Iguazu, qui décidera de la suite à donner aux différentes plaintes dont ils font l'objet. "Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Arthus-Bertrand et de son équipe", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
"Notre consulat s'est assuré qu'ils bénéficieraient de l'assistance d'avocats pendant tout le déroulement de la procédure judiciaire", a précisé la porte-parole.
"Dès qu'elle a eu connaissance de leur arrestation, notre ambassade à Buenos Aires a pris contact avec les autorités argentines", a-t-elle ajouté, soulignant que le photographe et son équipe "ont été libérés sous caution le 21 février". Le photographe et son équipe sont bloqués à leur hôtel depuis mercredi à Puerto Iguazu, après qu'une plainte a été déposée par l'agence de voyages ayant organisé son séjour en Argentine, qui affirme n'avoir reçu qu'une toute petite partie du paiement convenu.
Depuis, deux nouvelles plaintes ont été déposées pour escroquerie, selon M. Arthus-Bertrand, 61 ans, qui estime être victime d'une "vraie machination" à la suite du reportage qu'il avait commencé à tourner sur le barrage de Yacireta (nord-est). Pour le photographe français, célèbre dans le monde pour ses images de la terre vue du ciel, les révélations contenues dans son documentaire ont "à l'évidence" un lien avec ses ennuis. (afp)


