Sarkozy prêt à aller chercher lui-même Betancourt

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Par: rédaction
28/02/08 - 13h40
MISE À JOUR

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré ce jeudi être prêt à aller lui-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie pour chercher Ingrid Betancourt. Cette déclaration fait suite aux informations alarmantes relatives à l'état de santé l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne retenue par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

Question de vie ou de mort
"J'appelle les FARC à libérer sans délai Ingrid Betancourt. Il s'agit d'une question de vie ou de mort", a déclaré ce jeudi le président Nicolas Sarkozy, depuis l'Afrique du Sud, où il est en visite officielle. "Il s'agit d'une question d'urgence humanitaire. Ils ne peuvent pas laisser mourir cette femme", a insisté M. Sarkozy.

Influence de Chavez
"Je demande au président Chavez, comme je lui ai dit au téléphone encore il y a quelques jours, d'user de toute son influence pour sauver la vie d'Ingrid Betancourt. J'ai entendu son appel aux FARC hier soir, je le relaie avec force", a souligné le chef d'Etat français.

Aller sur place si c'est la condition
"Je me suis entretenu avec lui et je suis prêt, comme le souhaite le président Chavez, si c'est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie chercher Ingrid Betancourt, si ce devait être une condition qui est émise par les FARC", a affirmé le président Sarkozy.

Condamnation internationale
"Il faut vraiment que tout le monde comprenne, et en particulier les FARC, que le monde entier les condamnera s'ils ne libèrent pas Ingrid Betancourt dans les meilleurs délais", avait déclaré plus tôt dans la journée le Premier ministre français François Fillon à la presse. "Cette femme est malade, on le sait, on le savait déjà depuis plusieurs mois", avait-il dit. "Il y a des témoignages qui sont maintenant extrêmement précis. C'est une question, sans doute, de semaines", avait insisté le chef du gouvernement.

Hépatite B
Deux des quatre otages colombiens libérés mercredi par la guérilla des FARC ont fourni des informations alarmantes sur l'état de santé d'Ingrid Betancourt et sur la manière dont elle avait été traitée par ses ravisseurs. L'ex-mari d'Ingrid, Fabrice Delloye, a précisé ce jeudi qu'elle souffrait d'une hépatite B chronique.

Conditions inhumaines
"Elle est très mal traitée par la guérilla", a déclaré Luis Eladio Perez, qui figure parmi les otages libérés mercredi. "La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a témoigné l'ancien parlementaire, qui indique l'avoir rencontrée pour la dernière fois le 4 février dernier.

Barbarie
Nicolas Sarkozy a également déclaré qu'il avait "bien entendu le témoignage de deux otages libérés" par les FARC, "des témoignages accablants de cruauté et de barbarie qui soulèvent le coeur". "Le martyre imposé à Ingrid Betancourt, c'est un martyre qu'ils infligent à la France", a-t-il ajouté.

Angoisse
Le président français a encore indiqué s'être entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'il était dans l'avion qui le menait du Tchad en Afrique du Sud, avec Mélanie Delloye-Betancourt, la fille d'Ingrid Betancourt, qui lui a fait part de son angoisse.

Retrait militaire
L'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt a été enlevée le 23 février 2002. Les FARC ont averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.

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