Le Liechtenstein, au centre d'un scandale de fraude fiscale qui touche toute l'Europe, s'est dit prêt jeudi à oeuvrer en vue d'un "compromis raisonnable" avec les pays européens qui lui demandent d'être plus transparent et de ne pas inciter à l'évasion fiscale.
"Concernant les questions de politique fiscale qui sont débattues à l'heure actuelle de manière controversée en Europe, nous voulons prendre notre part dans la recherche d'un compromis raisonnable", a déclaré le Premier ministre de la principauté, Otmar Hasler, dans un communiqué. Il s'exprimait à Bruxelles à l'occasion de la signature d'un accord devant permettre au Liechtenstein d'adhérer à l'espace Schengen, sans frontières intérieures. La signature de cet accord constitue d'ailleurs selon le Premier ministre du Liechtenstein "un pas important dans l'intégration et aussi dans la coopération fiscale" de la principauté avec ses partenaires européens.
Il a ajouté vouloir aboutir à "une conclusion positive" des négociations en cours entre le Liechtenstein et l'Union européenne sur "un accord global sur la fraude fiscale". Les discussions sont, selon lui, "à un stade avancé", a-t-il ajouté, tout en mettant en garde les pays européens. "Bien entendu, nous allons continuer à défendre les intérêts légitimes de nos citoyens dans ces négociations, de la même manière que nos partenaires européens le font", a-t-il dit.
Depuis que le scandale a éclaté, l'Allemagne en particulier fait pression sur le Liechtenstein au niveau européen pour qu'il respecte les critères européens de transparence financière, coopère davantage et cesse d'attirer les fraudeurs. Le Liechtenstein est cloué au pilori depuis que des informations sur ses pratiques bancaires achetées à un informateur par les services secrets allemands ont déclenché une gigantesque enquête contre la fraude fiscale.


