Incertitude chez les démocrates, sérénité chez les républicains

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Par: rédaction
2/03/08 - 10h54

L'incertitude règne dans le camp démocrate avant de nouvelles primaires mardi pour la présidentielle américaine de novembre, dans l'Ohio, au Texas, en Rhode Island et au Vermont, contrastant avec la sérénité du camp républicain assuré d'avoir trouvé son champion.

Avant ce nouveau rendez-vous crucial, les derniers sondages placent Barack Obama et Hillary Clinton dans un mouchoir de poche, que ce soit dans l'Ohio (nord) ou au Texas (sud). La seule certitude concerne l'enthousiasme des électeurs. Au Texas, les électeurs avaient la possibilité de voter par avance jusqu'à vendredi et leur participation a été massive surtout côté démocrate. Jeudi soir, près d'un million de personnes avaient déjà voté dont plus de 700.000 aux primaires démocrates. Jamais de tels chiffres n'ont été enregistrés au Texas.

Barack Obama, sénateur de l'Illinois, fait la course en tête depuis le "super mardi" du 5 février dans une vingtaine d'Etats. Depuis cette date, il a engrangé onze victoires d'affilée au détriment de la sénatrice de l'Etat de New York. Mais Mme Clinton n'est pas du genre à abandonner facilement. Une victoire dans l'Ohio ou au Texas pourrait, une nouvelle fois, bouleverser la donne. Mme Clinton a longtemps fait figure de grande favorite du camp démocrate avant de passer au statut d'outsider. Les deux débats télévisés qui ont précédé les rendez-vous du 4 mars ont été marqués par une grande tension entre les deux rivaux.

Au Texas, Mme Clinton a fait diffuser sur les chaînes de télévision locale des clips électoraux jouant ouvertement sur la peur d'un monde dangereux. Dans l'Ohio, Etat frappé par la récession, qui a perdu 23% de ses emplois industriels depuis 2000 et où les saisies immobilières ont augmenté de 88% entre 2006 et 2007, Mme Clinton compte sur la mobilisation des victimes de la crise économique. Mme Clinton n'a cessé de dénoncer les "belles formules" de son rival, vantant "les solutions concrètes" qu'elle estime être seule à pouvoir mettre en oeuvre. Mais la "magie" Obama continue de fonctionner. En campagne au Texas, le candidat a entraîné dans son sillage des foules considérables à qui il a détaillé les mesures de son programme pour réconcilier l'Amérique. Pour obtenir l'investiture, il doit avoir le soutien d'au moins 2.025 des 4.049 délégués qui siègeront fin août à la convention démocrate de Denver.

Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama compte actuellement 1.389 délégués, Mme Clinton 1.279. Les primaires mardi, qui alloueront au total 370 délégués, ne permettront pas de faire la différence au niveau arithmétique. Sauf en cas de défaite sévère de Mme Clinton dans l'Ohio et au Texas, il est probable que la course à l'investiture démocrate se poursuivra, voire jusqu'à la convention. Si Mme Clinton perd dans ces deux Etats, la pression sera en revanche forte pour un abandon même si rien ne l'y obligera.

Chez les républicains, le sénateur de l'Arizona John McCain semble être en mesure d'atteindre le nombre de délégués requis pour l'investiture, soit 1.191 des 2.380 délégués. La convention républicaine est prévue à Minneapolis-Saint-Paul du 1er au 4 septembre. Selon les instituts de sondage, M. McCain devrait remporter haut la main les quatre primaires républicaines et obtenir la quasi totalité des 265 délégués en jeu. Il compte actuellement, selon RCP, 1.019 délégués. Il savourerait ainsi sa revanche de 2000 quand il avait perdu la course à l'investiture républicaine face à George W. Bush. L'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee, toujours en lice, serait ainsi conduit à jeter l'éponge, permettant à John McCain de se concentrer pleinement sur l'échéance de novembre. (afp)

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