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"Nous n'acceptons pas ce genre d'ingérences"

L'Algérie a appelé l'ambassadeur des Etats-Unis a faire preuve de plus de réserve à la suite de rencontres, qualifiées "d'ingérence", avec des partis politiques, syndicats et associations algériens concernant notamment un projet de révision de la Constitution.

"Nous n'acceptons pas ce genre d'ingérences et nous demandons à nos partis politiques de ne pas passer par les ambassades pour exprimer leurs préoccupations", a averti le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem dans une déclaration dimanche soir à la presse. L'ambassadeur des Etats-Unis, Robert Ford, ancien représentant de Washington à Bagdad après l'intervention militaire américaine en 2003, a reçu en février plusieurs chefs de partis politiques, dont celui du Mouvement pour la société de paix (MSP, membre de l'Alliance présidentielle), à propos du projet de réforme constitutionnelle.

Ce projet, qui n'a pas été annoncé officiellement, porterait notamment sur un réaménagement des pouvoirs entre le chef du gouvernement et le président de la République, au profit de ce dernier, et la levée de la limitation à deux mandats présidentiels successifs de cinq ans. Cette modification permettrait au président Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937 et au pouvoir depuis 1999, de briguer un 3e mandat en 2009.

Selon le quotidien L'Expression, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a dit avoir contacté Robert Ford "pour lui rappeler que ses activités en Algérie doivent obéir aux règles élémentaires de la diplomatie" et que "l'Algérie agira selon les règles internationales dans le cas d'un dépassement". "En diplomatie, il n'y a pas d'état d'âme, nous ferons ce qui doit être fait", a averti M. Medelci, selon L'Expression. (belga/7sur7)

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