Début de la campagne électorale pour les législatives iraniennes

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Par: rédaction
6/03/08 - 12h26

La campagne électorale pour les élections législatives iraniennes du 14 mars a commencé jeudi, avec des règles très strictes de publicité. La campagne a commencé officiellement à minuit (20H30 GMT), selon les médias d'Etat.

Le scrutin devrait être sans surprise, après la disqualification massive par les autorités de candidats réformateurs, qui espéraient reprendre la majorité des 290 sièges du Majlis (assemblée) aux conservateurs. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, un total de 4.476 candidats ont été autorisés à se présenter au suffrage des urnes. Les autorités ont insisté sur la nécessité d'une campagne "propre" et d'un fort taux de participation pour montrer aux "ennemis" que le pays est uni à un moment où la confrontation avec la communauté internationale s'est accrue sur le dossier nucléaire iranien.

La télévision d'Etat a multiplié récemment les interviews de personnalités, comme le champion olympique d'altérophilie Hossein Rezazadeh, engageant les Iraniens à accomplir leur devoir électoral. Les autorités espèrent éviter une répétition des élections législatives de 2004, où seulement un peu plus de la moitié de l'électorat avait voté. Le Conseil des gardiens de la constitution avait disqualifié alors plus de 2.000 candidats potentiels, dont un grand nombre de réformateurs. "Le comportement du peuple iranien dans les élections sera contraire aux attentes des responsables américains", a prédit jeudi le ministre de l'Intérieur Mostafa Pour Mohammadi, cité par l'agence officielle Irna.

Le ministre a confirmé que, à la différence des précédentes campagnes électorales, les affiches grand-format de candidats étaient interdites. Ils peuvent avoir leur photo sur de petites affiches dont le format est celui d'une feuille de papier normale. "Les candidats peuvent utiliser les méthodes traditionnelles de campagne, à l'exception du collage d'affiches et de tracts", a dit le ministre en expliquant qu'ils peuvent utiliser en revanche les "message-texte, l'internet et les courriers électroniques". M. Pour Mohammadi a semblé démentir des informations selon lesquelles les autorités comptaient bloquer les communications internet le jour du scrutin, en les qualifiant de "rumeurs". "Nous souhaitons développer les communications et nous ne sommes pas censés revenir en arrière en coupant l'internet", a dit le ministre. (afp)

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