La police turque déjoue des projets d'attentats contre des firmes étrangères
La police turque a annoncé dimanche avoir arrêté à Istanbul trois militants d'un groupe clandestin armé d'extrême gauche qui s'apprêtaient selon elle à commettre des attentats contre des entreprises d'un pays étranger, a rapporté l'agence de presse semi-officielle Anatolie.
Les trois hommes, deux membres de la branche armée du Front-Parti de libération du peuple révolutionnaire (DHKP-C) et un comparse, ont été interpellés mercredi à Küçükçekmece, un quartier périphérique sur la rive européenne d'Istanbul, selon Anatolie. Un fusil mitrailleur de type Kalachnikov, deux pistolets, 35 kilos d'engrais chimique et d'autres matériels pouvant servir à fabriquer des bombes ainsi qu'une maquette de voiture télécommandée ont été saisis lors de l'interpellation.
Les trois hommes s'apprêtaient à organiser des attentats "sensationnels" contre les succursales stambouliotes d'entreprises ayant leur siège dans un pays étranger, a affirmé la police à Anatolie, sans préciser quel était ce pays. L'agence de presse DHA a affirmé que les militants ont été arrêtés en possession de documents mentionnant les adresses de plusieurs entreprises américaines, dont Coca Cola, PepsiCo et Citibank.
Les trois hommes ont été inculpés pour "appartenance à une organisation clandestine", "port d'arme prohibé" et "usage de faux", et placés en détention provisoire, selon Anatolie. Le DHKP-C figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Ce groupe est à l'origine de nombreux attentats contre l'Etat turc qui ont fait des dizaines de morts depuis 1976, dont deux généraux à la retraite et un ancien ministre de la Justice.
Il est cependant peu actif depuis plusieurs années. L'organisation a fait ses excuses à la population turque en juin 2004 après l'explosion involontaire d'une bombe dans un bus qui a fait quatre morts à Istanbul. (belga)