Ouverture du sommet des pays d'Afrique centrale à Kinshasa

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Par: rédaction
10/03/08 - 14h24

Un sommet des chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), spécifiquement consacré à la situation au Tchad, s'est ouvert lundi à Kinshasa.

Le chef de l'Etat de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de la CEEAC, Joseph Kabila, a accueilli ses hôtes au palais présidentiel, où la rencontre, à huis clos, devait s'achever en fin d'après-midi. Y assistent, six autres chefs d'Etat: le tchadien Idriss Deby Itno, le burundais Pierre Nkurunziza, le centrafricain François Bozizé, l'équato-guinéen Théodore Obiang, Fradique de Menezes de Sao Tome et Principe et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville voisin.

Le Gabon est représenté par son ministre de la Communication Jean-Boniface Assélé, l'Angola par son Premier ministre Fernando da Piedade et le Cameroun par le chef de sa diplomatie Henri Ebeye. Ce sommet, qui intervient un peu plus d'un mois après une attaque rebelle manquée et de violents combats dans la capitale tchadienne, avait été souhaité par les présidents Deby et Kabila, qui avait vivement condamné en février "toute tentative de prise du pouvoir par les armes" au Tchad.

Accord
Cette rencontre devait être l'occasion pour le président Deby d'obtenir un soutien clair des Etats de la région, notamment face à son voisin soudanais, mais a perdu de son importance du fait d'un possible réchauffement des relations entre N'Djamena et Khartoum. L'annonce vendredi du président sénégalais Abdoulaye Wade d'une rencontre, mercredi à Dakar, entre les chefs d'Etat des deux pays pour signer un accord en vue d'une "solution définitive" au conflit qui les oppose, a "enlevé tout intérêt au sommet de Kinshasa", selon une source diplomatique en RDC.

Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés. Ils ont déjà signé plusieurs accords, restés lettre morte, dans lesquels ils s'étaient engagés à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays.

Créée en 1983, la CEEAC a nomment pour objectif de maintenir un dialogue entre ses membres, de développer les relations économiques régionales afin de faciliter les échanges et de prévenir les conflits - récurrents dans certains pays membres et dont certains ont opposé des membres entre eux ces dernières années.

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