"Si Obama était blanc, il ne serait pas là où il est"

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Par: rédaction
12/03/08 - 08h52
"Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant", a dit à un journal californien Geraldine Ferraro, une ancienne candidate à la vice-présidence qui appartient aujourd'hui à l'équipe des financiers d'Hillary Clinton.
Hillary Clinton a jugé "dommage que nos partisans de part et d'autre disent des choses qui s'égarent sur les questions de personne", se contentant d'indiquer qu'elle n'était "pas d'accord" avec Mme Ferraro.
Barack Obama a déclaré qu'il ne croyait "pas que les commentaires de Mme Ferraro aient leur place en politique ni dans le parti démocrate".

La primaire du Mississippi s'est déroulée en parallèle avec une vive polémique sur les affirmations aux relents racistes d'une alliée d'Hillary Clinton.

"Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est", a dit à un journal californien Geraldine Ferraro, une ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis qui appartient aujourd'hui à l'équipe des financiers de Mme Clinton.

En réaction, Mme Clinton s'est contentée d'indiquer qu'elle n'était "pas d'accord" avec Mme Ferraro, tandis que sa directrice de campagne Maggie Williams voyait dans l'indignation de l'équipe de M. Obama des "attaques fausses, personnelles et politiquement calculées à la veille d'une primaire".

Barack Obama a déclaré, dans un entretien au journal Morning Call d'Allentown (Pennsylvanie, est) qu'il ne croyait "pas que les commentaires de Mme Ferraro aient leur place en politique ni dans le parti démocrate". "Quiconque connaît l'histoire de ce pays sait qu'ils sont de toute évidence absurdes", a ajouté M. Obama, le seul Noir à siéger au Sénat.

Mme Clinton pour sa part a jugé "dommage que nos partisans de part et d'autre disent des choses qui s'égarent sur les questions de personne, (alors que) nous devrions continuer à nous concentrer sur les thèmes" de campagne.

Le stratège de Barack Obama, David Axelrod, a demandé que Mme Ferraro soit relevée de ses fonctions dans l'équipe Clinton, et souligné que "quand vous faites des clins d'oeil et des hochements de tête devant des déclarations insultantes, c'est un signal indiquant que tout est permis". M. Axelrod a souligné en outre que la remarque de Mme Ferraro faisait suite à plusieurs incidents ayant déjà donné prise à des soupçons de racisme dans l'entourage de l'ex-Première dame. (afp)

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