Le parti de droite du président Nicolas Sarkozy a subi un nouveau revers dimanche au second tour des élections municipales en France en perdant plusieurs grandes villes, selon les premières estimations d'instituts de sondage à la clôture du scrutin à 20h00.
Selon ces estimations dans des villes test des instituts Ipsos-Dell et TNS-Sofres, l'opposition de gauche amplifie sa nette poussée du 1er tour en enlevant au parti UMP (Union pour un Mouvement populaire, droite au pouvoir) des fiefs comme Caen (ouest), Reims (nord-est) et Amiens (nord). Les estimations pour les grandes métropoles susceptibles de basculer de droite à gauche, notamment Marseille (sud-est, deuxième ville du pays), Toulouse (sud-ouest) et Strasbourg (est), étaient attendues un peu plus tard dans la soirée.
Dimanche dernier, la gauche avait déjà enregistré une nette poussée, enlevant des villes comme Rouen (ouest) aux candidats soutenus par l'UMP. Le Parti socialiste (PS) avait gardé Lyon (centre-est) dès le premier tour et le maire sortant de Paris, Bertrand Delanoë, était arrivé largement en tête. Malgré les appels à la mobilisation venus des deux camps, l'abstention est restée élevée dimanche, un peu plus d'un électeur sur trois ne s'étant pas rendu aux urnes.
Ce scrutin était considéré comme un premier test électoral pour M. Sarkozy depuis son élection en mai à la présidence, alors qu'il a lourdement chuté dans les sondages. (belga)
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