La large défaite de la droite aux élections municipales en France constitue un revers personnel pour le président Nicolas Sarkozy, auquel les électeurs ont infligé un "vote sanction", estimait lundi la presse française.
"Les Français sanctionnent Sarkozy", titre le journal populaire Le Parisien, en qualifiant même de "claque" l'ampleur des pertes du parti UMP (droite au pouvoir) face à l'opposition socialiste qui a enlevé des villes emblématiques comme Toulouse ou Strasbourg. Le journal de gauche Libération parle d'un "désaveu cinglant" pour Nicolas Sarkozy, dix mois après sa large victoire à la présidentielle. "Le charme sarkozien s'est rompu en quelques mois", estime le quotidien. Pour Le Figaro (droite), "la gauche transforme l'essai du premier tour". Dans un éditorial à la Une, il appelle le gouvernement à poursuivre "les réformes, plus vite et plus fort".
Comme de nombreux autres journaux, il souligne que la faible participation (environ 65%) a surtout desservi la droite. Pour le journal communiste L'Humanité, "la sanction est claire et nette". "Ce n'est pas seulement le style présidentiel qui vient d'être renvoyé dans les cordes mais bel et bien le cap de la politique gouvernementale". "La sanction est suffisamment claire pour qu'elle ait des conséquences immédiates", estime de son côté le quotidien régional Ouest-France.
"Que va faire notre Président? " s'interroge pour sa part Le Progrès de Lyon, face à ce que certains autres journaux de province qualifient de "Bérézina" (L'Union) ou de "déroute" (Les Dernières Nouvelles d'Alsace). (belga)
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