"Concernant certains problèmes dans les relations russo-américaines, on peut y mettre un point final et les considérer comme définitivement réglés", a déclaré Vladimir Poutine.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi que Moscou et Washington avaient, sur "certains problèmes", résolu leurs différends, sans toutefois préciser lesquels, et trouvé un accord.
"Concernant certains problèmes dans les relations russo-américaines, on peut y mettre un point final et les considérer comme définitivement réglés", a-t-il dit au cours d'une rencontre au Kremlin avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates. "Il reste toutefois beaucoup de problèmes à discuter", a-t-il ajouté.
M. Poutine a également fait état d'une lettre que son homologue américain George W. Bush lui a adressée. "C'est un document très sérieux et nous l'avons analysé en détails", a-t-il dit sans en dévoiler le contenu. "Si nous réussissons à trouver un accord sur son contenu, nous pourrons dire que notre dialogue avance avec succès", a-t-il ajouté sur le même registre énigmatique.
Dans cette lettre, le président américain propose une approche qui permette de renforcer les relations bilatérales et évoque "l'héritage que les deux présidents laisseront aux générations futures", a écrit l'agence russe Interfax. Sur les points de désaccord, "je suis certaine que nous pouvons travailler et voir si nous pouvons atteindre un accord", a indiqué Mme Rice. M. Gates a relevé pour sa part qu'il s'était rendu une nouvelle fois avec Mme Rice à Moscou -après un voyage en octobre 2007- "dans l'espoir de faire des progrès", alors que, selon le protocole, la rencontre aurait dû avoir lieu à Washington.
La Russie est farouchement opposée au déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, dont un radar hautement performant, estimant que cela menace sa sécurité. Moscou, qui dénonce aussi l'élargissement de l'Otan jusqu'aux portes de la Russie, a riposté en cessant d'appliquer le traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE) et en menaçant de faire de même avec celui sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI). (belga)


