Le Parlement suisse a approuvé mardi l'usage par la police de pistolets à impulsion électrique (Tasers) dans le cas d'expulsions forcées d'étrangers du pays, a rapporté l'agence de presse suisse ATS.
La police sera autorisée au cours de ces opérations, en dernier recours, à faire usage de ces pistolets paralysants, à passer des menottes et à s'aider de chiens, précise l'ATS.
Le "Taser" délivre une décharge électrique de 50.000 volts qui peut paralyser une cible humaine distante de 10 mètres. Cette arme fait l'objet d'une controverse depuis une série de bavures mortelles aux Etats-Unis et au Canada l'année dernière et sa dénonciation par un comité des Nations unies comme étant une forme de torture.
L'an dernier au Canada, un Polonais, Robert Dziekanski, 40 ans, est mort après avoir reçu une telle décharge à l'aéroport de Vancouver.
La compagnie qui fabrique ces armes soutient que "la science médicale et la médecine légale" ont conclu à ce que les décès constatés devaient être attribués à d'autres causes.
La décision du Parlement suisse a été vivement critiquée mardi par Amnesty International. "Une décision scandaleuse et indigne de notre pays", a déclaré Daniel Bolomey, président de la section suisse de cette organisation de défense des droits de l'Homme. (belga)


