Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi de "sérieux vices de forme électoraux et violations des droits de l'Homme par le gouvernement" zimbabwéen, doutant de la tenue d'élections libres et équitables la semaine prochaine.
"Tandis que les Zimbabwéens se préparent à voter le 29 mars, de sérieux vices de forme électoraux et des violations des droits de l'Homme par le gouvernement sabotent tout espoir sérieux d'élections libres et justes", a dénoncé l'organisation dans un rapport publié à Johannesburg.
A nouveau
"En dépit des améliorations des lois électorales sur le papier et en dépit d'un niveau moins élevé de violences et d'intimidations (...), les préparatifs de ces élections ont été tout aussi viciés que pour les précédentes", a souligné Tiseke Kasambala, chercheuse de HRW, en présentant ce rapport.
Celui-ci est d'ailleurs intitulé "C'est reparti pour un tour: violations des droits humains et conditions électorales viciées pour les prochaines élections générales au Zimbabwe".
Mugabe
"En terme d'intimidations et de violences politiques, entre septembre 2007 et mars 2008, Human Rights Watch a répertorié au moins 12 incidents (...) particulièrement dans les fiefs du parti au pouvoir", a précisé cette chercheuse zimbabwéenne qui a effectué sept missions sur place depuis septembre.
Pour la première fois, les Zimbabwéens votent le même jour pour la présidentielle, les législatives, les sénatoriales et les municipales. Le président Robert Mugabe, dont la réélection en 2002 avait été contestée par l'Occident et l'opposition, brigue un sixième mandat à la tête de l'Etat bien que son pays soit en ruine.


