Les noms des bénéficiaires de la Politique agricole commune (PAC) seront bientôt publiés sur internet, en vertu de nouvelles règles adoptées mercredi par la Commission européenne.
Ce règlement d'application concrétise un accord politique intervenu entre les Etats membres pour améliorer la transparence de la PAC, dont l'opacité a été dénoncée à de nombreuses reprises par le passé. En décembre dernier, un comité d'experts des 27 Etats membres a approuvé l'obligation de publication des noms sur internet. Tous les pays ont soutenu la mesure, à l'exception de la Belgique et du Luxembourg, qui se sont abstenus.
Transparence
La Commission européenne a dévoilé mercredi les modalités de mise en oeuvre de cette politique de transparence. Fin avril 2009 au plus tard, le nom complet et la commune de tous les bénéficiaires devront être publiés de manière claire et harmonisée sur les sites web gérés au niveau national et dotés d'un outil de recherche.
Le public pourra ainsi "connaître le montant des fonds reçus par chaque personne ou entreprise", a souligné la Commission. "Il s'agit de l'argent des contribuables. Il est donc très important que les citoyens sachent comment il est dépensé", a insisté la commissaire à l'agriculture, Mariann Fischer Boel.
Cours de golf
Récemment, celle-ci avait fait part de son irritation après la publication d'un rapport de la Cour des comptes selon lequel plusieurs cours de golf auraient bénéficié du soutien européen. "J'ai été déçue, surprise et fâchée de lire que la Cour des comptes affirme que nous avons donné de l'argent aux cours de golf. C'est totalement hors de question et cela n'a jamais été notre intention", s'était-elle emportée en novembre dernier.
La réputation de la PAC a aussi été entachée par des articles de presse selon lesquels le prince Charles aurait bénéficié d'importantes aides agricoles pour les terres qu'il détient. Actuellement, seize pays dévoilent déjà de manière partielle ou intégrale les noms des bénéficiaires. En Belgique, une liste partielle est publiée sur le site internet du Bureau d'intervention et de restitution belge (BIRB). A l'avenir, les 27 Etats membres devront fournir la liste nationale. La Commission reprendra les informations sur son propre site internet.


