Le SMS n'a "pas existé effectivement", pour le PDG du Nouvel Obs
Claude Perdriel, le PDG du
Nouvel Observateur, estime que l'hebdomadaire a "fait une erreur" en publiant une information sur un SMS attribué à Nicolas Sarkozy et juge que ce "SMS n'a pas existé effectivement", dans un entretien au journal
Le Monde daté de mercredi.
Le président de la République avait déposé une plainte le 7 février pour "faux, usage de faux et recel" contre le site internet du
Nouvel Observateur, selon lequel le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, le SMS suivant: "si tu reviens, j'annule tout". Nicolas Sarkozy a retiré sa plainte le 19 mars, après que l'auteur de l'article, Airy Routier, a présenté ses excuses à sa nouvelle épouse, et l'affaire a depuis été classée sans suite par le parquet de Paris.
M. Routier, interrogé la semaine dernière par l'Agence France Presse, avait cependant insisté sur le fait qu'il "maintenait totalement (sa) position" sur l'authenticité du SMS. "L'
Obs a fait une erreur, car c'était un SMS d'ordre privé qui, à mon avis, n'a pas existé effectivement. En tout cas pas à ce moment-là", déclare pour sa part M. Perdriel. M. Perdriel juge cependant que "cela ne justifie pas les propos" de Carla Bruni-Sarkozy sur le titre, "sauf si cela fait partie d'une campagne de déstabilisation du
Nouvel Observateur, journal libre et de gauche".
Mme Bruni-Sarkozy avait assimilé dans
Le Monde Le Nouvel Observateur à un "magazine trash" et s'était interrogée dans
L'Express: "si ce genre de sites avaient existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?". Elle s'était par la suite excusée pour ces derniers propos. (afp)