Le numéro un de la junte birmane a affirmé jeudi que les militaires seraient en mesure de transférer le pouvoir aux civils après des élections en 2010, bien qu'un projet de Constitution garantisse à l'armée un rôle majeur dans l'avenir.
Dans un discours prononcé dans la nouvelle capitale Naypyidaw (centre de la Birmanie) à l'occasion de la Journée des Forces armées, le généralissime Than Shwe a confirmé l'intention du régime de mettre en oeuvre sa propre "feuille de route" en vue de réformes politiques dans ce pays gouverné par des militaires depuis 46 ans. Le dirigeant birman, rarement vu en public, a nié que l'armée ait un "désir ardent de pouvoir", ajoutant que "l'objectif final" est de "transférer le pouvoir de l'Etat au peuple".
Le discours de Than Shwe, âgé de 74 ans et qui est apparu en forme lorsqu'il a inspecté des troupes sous un soleil écrasant, est intervenu six mois après la répression brutale d'un mouvement de protestation populaire conduit par des moines bouddhistes. Pour des "raisons de sécurité", aucun visa n'a été accordé à des journalistes étrangers, contrairement à l'année dernière, ont indiqué les autorités. La cérémonie jeudi a été l'occasion d'une nouvelle démonstration de force de l'armée birmane. (belga)


