Des miliciens du Jihad islamique.
Le Hamas et le Jihad islamique ont rejeté jeudi une proposition égyptienne de cessez-le-feu avec Israël concernant la bande de Gaza et affirmé que la trêve devrait aussi s'appliquer à la Cisjordanie.
Jamal Abou Hachem, membre du bureau politique du Hamas, et Khaled al-Batch, un haut responsable du Jihad islamique, se sont entretenus avec deux collaborateurs du chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane, selon un responsable des services de sécurité égyptiens. "Toute trêve avec Israël doit aussi s'appliquer en Cisjordanie, prévoir la levée du blocus (de la bande de Gaza) et l'ouverture des passages frontaliers", a déclaré M. al-Batch à l'issue de cette rencontre à Rafah (Egypte).
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum a tenu des propos similaires. Depuis plusieurs semaines, l'Egypte tente de favoriser une trêve entre le mouvement islamiste Hamas qui s'est emparé de la bande de Gaza par la force en juin 2007 et Israël. Lors de rencontres séparées avec des délégués américains et israéliens, ainsi qu'avec les représentants des principaux groupes palestiniens, l'Egypte a aussi tenté d'obtenir un accord sur la levée du blocus israélien de la bande de Gaza et la réouverture des terminaux routiers.
Depuis que le Hamas contrôle de la bande de Gaza, l'Etat hébreu y impose des restrictions, autorisant uniquement des livraisons considérées comme vitales ou de caractère humanitaire. Des roquettes tirées notamment par des combattants du Hamas et du Jihad islamique à partir de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien, s'abattent régulièrement sur le sud d'Israël. L'armée israélienne a réagi en multipliant les attaques dans la bande de Gaza, faisant plus de 130 morts palestiniens depuis le 27 février.
Dimanche, les autorités égyptiennes ont libéré 33 membres du Hamas qu'elles détenaient pour entrée illégale en Egypte. Le mouvement islamiste avait auparavant accusé Le Caire d'avoir torturé des dizaines de ses militants arrêtés sur son territoire. Selon un responsable du Hamas s'exprimant sous couvert de l'anonymat, 39 membres du mouvement sont toujours détenus en Egypte. La majorité de ces membres du Hamas s'étaient rendus en Egypte après la destruction de la clôture frontalière entre ce pays et la bande de Gaza fin janvier par des activistes du mouvement islamiste. (belga)


