Plus de 150 personnes, dont 55 enfants, ont été prises en otages et ont été victimes "d'actes ignobles" par des hommes "utilisant des tactiques" des rebelles ougandais, indiquent vendredi les Nations Unies. Les faits se sont déroulés fin février début mars en Centrafrique.
"Plus de 300 hommes armés ont attaqué les villages de Bambouti, Gbassigbiri, Ligoua et Obo aux frontières avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan. Les stratégies d'attaques et les langues utilisées sont celles de la LRA (Armée de résistance du Seigneur, rébellion ougandaise)", selon le communiqué de l'équipe de l'ONU qui revient de la région.
"Les otages, hommes et femmes ont été contraints à porter des vivres et autres effets pillés. Aucun des 55 enfants, pour la plupart âgés de moins de 15 ans, n'a été remis en liberté. Plusieurs femmes ont rapporté qu'elles avaient subi des violences sexuelles de la part des assaillants", affirme l'ONU.
Fin mars, Bangui avait reconnu que des combattants étaient entrés en Centrafrique sans pouvoir les identifier comme des membres de la LRA de Joseph Kony, leur dirigeant recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et qui se serait réfugié dans ce pays. Kampala avait de son côté fait état de "renseignements crédibles" selon lesquels il s'agissait de la LRA.
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