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"Uribe ne peut échanger Betancourt seule"

La libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt seule par la guérilla "n'est pas suffisante selon la constitution colombienne pour autoriser la remise en liberté de guérilleros", a déclaré vendredi soir à Bogota le procureur général de la nation Mario Iguaran.

Il faut "que soient libérés la totalité des otages" détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-guérilla marxiste), a précisé dans une interview à la chaîne de télévision Caracol (privée) M. Iguaran. Le gouvernement colombien a officiellement proposé jeudi de permettre l'élargissement sans conditions de plusieurs rebelles, en cas de libération immédiate de Mme Betancourt. "Le Bureau du procureur soutient le décret présidentiel (de jeudi soir) mais à la condition que la suspension conditionnelle de peine, ou la peine alternative, soit concédée quand a eu lieu un accord humanitaire et quand tous les otages (des Farc) ont été libérés", a-t-il ajouté.

De son coté, Javier Hernandez, le directeur-adjoint du bureau de l'ONU à Bogota, a lancé un appel "pour que dans la liste de personnes (ndlr: guérilleros des Farc) susceptibles d'être libérées, ne soient pas inclus ceux qui purgent des peines de criminels de guerre ou de crimes contre l'humanité". Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) réclament la libération de quelque 500 guérilleros en échange de celle d'un groupe de 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt séquestrée depuis février 2002. (belga)

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