Mohammed Bacar (photo) a été transféré à la justice de l'île de la Réunion. La présidence par intérim est assurée par Lailizamane Abdou Cheik.
Le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou Cheik, est devenu lundi président par intérim de cette île comorienne avec pour mission d'organiser de nouvelles élections d'ici deux à trois mois.
"J'ai pour mission d'organiser l'élection du président de l'île d'Anjouan d'ici deux à trois mois", a indiqué M. Abdou Cheik au téléphone peu après sa prise de fonction, remerciant "l'armée comorienne, les troupes tanzaniennes et soudanaises d'avoir restauré la paix dans l'île". Selon la constitution anjouanaise, l'intérim du pouvoir exécutif est assuré, en cas de vacance, par le président de la Cour d'appel.
Lailizamane Abdou Cheik a prêté serment devant les membres de la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores qui se sont rendus à Anjouan pour la circonstance.
L'ex-président d'Anjouan, Mohammed Bacar, dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé lors d'une opération militaire le 25 mars. Il fait actuellement l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière avec assignation à résidence sur l'île française de la Réunion, après l'annulation d'une procédure engagée contre lui pour détention d'armes.
L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles de cet archipel pauvre de l'océan Indien (Grande-Comores, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de ses propres institutions, et l'Etat fédéral. Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.


