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Les deux intermédiaires de l'Arche de Zoé se sont évadés

Les deux intermédiaires soudanais et tchadien condamnés à quatre ans de prison dans l'affaire de L'Arche de Zoé se sont évadés de la maison d'arrêt lors de l'attaque rebelle des 2 et 3 février à N'Djamena.

"Ils sont tous les deux sortis", a déclaré le directeur de l'administration pénitentiaire tchadienne Adoum Doungous. "Le Soudanais (Souleïmane Ibrahim Adam) est en fuite, nous le recherchons toujours mais il a eu le temps d'aller très loin", a-t-il expliqué.

Marabout soudanais qui vivait dans la région d'Adré, dans l'extrême est du Tchad limitrophe du Soudan, Souleïmane Ibrahim Adam, 58 ans, n'a pas bénéficié de la grâce accordée lundi aux six Français de L'Arche de Zoé par le président tchadien Idriss Deby Itno, "car il n'en a pas fait la demande", selon le gouvernement.

En revanche, le Tchadien Mahamat Dagot, autre intermédiaire, a été gracié. "Dagot est resté à N'Djamena, il a collaboré avec nous après l'évasion. On ne l'a pas incarcéré à nouveau car la maison d'arrêt est en réfection", a expliqué Adoum Doungous.

Le 2 février, au premier jour de leur offensive sur N'Djamena au cours de laquelle ils ont failli renverser le président Deby, les rebelles tchadiens avaient ouvert la maison d'arrêt de la capitale et libéré tous les prisonniers.

Les six Français ne s'y trouvaient plus car ils avaient été transférés en France dès le 28 décembre, deux jours après leur condamnation à huit ans de prison pour "tentative d'enlèvement d'enfants".

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