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Une note interne américaine autorisait les interrogatoires musclés

Une note interne du ministère américain de la Justice datant de 2003 et récemment déclassifiée autorisait les enquêteurs militaires à utiliser des méthodes extrêmement musclées lors d'interrogatoires de membres d'Al-Qaïda, a indiqué mercredi le Washington Post.

La note, envoyée au Pentagone alors qu'il tentait d'établir une ligne de conduite pour ses employés chargés d'interroger ces suspects, faisait valoir que ceux-ci n'étaient pas tenus de respecter les lois américaines et internationales interdisant les traitements cruels en raison de l'autorité conférée au président américain en temps de guerre.

Abandonnée neuf mois après sa rédaction, cette note a contribué à créer un environnement légal autorisant le recours à des méthodes comme la simulation de noyade ou les tortures utilisées dans la prison d'Abou Ghraib en Irak, selon les experts. Si un enquêteur travaillant pour le gouvernement "faisait du mal à un combattant ennemi lors d'un interrogatoire" d'une manière qui aurait pu être considérée comme contraire à la loi, "ce serait dans le but d'empêcher de nouvelles attaques contre les Etats-Unis par le réseau terroriste Al-Qaïda", indiquait cette note, selon le Washington Post.

Le document de 81 pages a été rédigé alors que le Pentagone tentait de mettre en place une liste de méthodes d'interrogatoires autorisées pour les utiliser sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), où les Etats-Unis détiennent des personnes soupçonnées de terrorisme.
Un groupe de travail du Pentagone avait approuvé en avril 2003, à cause de cette note de service, l'utilisation de "tactiques extrêmement agressives", selon le Washington Post. (belga/7sur7)

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