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Le PKK n'est pas une organisation terroriste selon la CEJ

Abdullah Öcalan est le fondateur du PKK.
Le Tribunal de première instance de la Cour européenne de Justice (CEJ) a ordonné jeudi le retrait du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de la liste européenne des organisations terroristes, comme il l'avait fait pour les Moudjahidines du Peuple iranien.

Les dirigeants de l'UE ne semblent pas pour autant disposés à infléchir leur position. Les juges de Luxembourg ont une nouvelle fois condamné la procédure extrêmement opaque à travers laquelle les pays européens décident de geler les fonds de certaines personnes et organisations considérées comme terroriste.

Comme pour les Moudjahidines du Peuple et le leader d'extrême-gauche philippin José Maria Sison, ils ont annulé la décision du Conseil relative au parti indépendantiste kurde PKK, ainsi qu'à l'organisation parente Kongra-Gel. Le Conseil, qui regroupe les 27 Etats membres de l'UE, ne semble toutefois pas prêt à revoir sa liste. Dans un bref communiqué, il a indiqué que ses règles avaient été revues l'an dernier pour "établir une procédure plus claire et transparente".

Le dossier semble donc loin d'être clos, puisque l'organisation des Moudjahidines du peuple a déjà engagé un recours contre la nouvelle procédure. Interrogée à ce sujet, la CEJ n'a pas précisé à quelle date la nouvelle affaire serait examinée. Le PKK, formé en 1978 par Abdullah Öcalan, est une organisation armée qui milite pour la reconnaissance du Kurdistan. Il est actif surtout en Turquie et figure sur les liste des organisations terroristes de l'UE et des Etats-Unis.

Il a lancé en 1984 la lutte armée contre le pouvoir central d'Ankara pour la création d'un Etat kurde indépendant dans le Sud-Est anatolien. Dissous en avril 2002, le PKK s'est rebaptisé Kadek (Congrès pour la Démocratie et la liberté au Kurdistan), puis Kongra-Gel, avant de décider en 2005, de reprendre son nom d'origine.

L'ensemble de la branche militaire du PKK se trouve dans des camps situés dans le Kurdistan irakien. L'aile politique est représentée par des politiciens kurdes exilés dans des pays d'Europe, notamment en Belgique.

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