Les autorités chinoises ont délivré 16 nouveaux mandats d'arrêt à l'encontre de personnes soupçonnées d'avoir été impliquées dans une émeute, le 15 mars, dans le comté de Dagze, au sud-est de Lhassa, la capitale tibétaine, a annoncé samedi l'agence officielle Chine Nouvelle.
"Après enquête et au vu des preuves, ces gens ont été identifiés comme des suspects, soupçonnés d'incendies criminels et de mise en danger de la sécurité publique", a indiqué un procureur local, Ma Yongqinq.
Selon la presse chinoise, plus de 1.000 personnes ont été arrêtées ou se sont rendues à la police après les violences qui se sont produites à Lhassa le mois dernier puis se sont propagées à des provinces chinoises à populations tibétaines.
Le procureur a précisé que les 16 émeutiers présumés étaient analphabètes ou quasiment, et largement ignorants de la loi. L'agence cite notamment deux de ces suspects faisant état de "leurs regrets d'avoir suivi les autres" et d'avoir participé à des événements ayant fait 5 morts, selon les autorités.
L'un d'eux, une mère de deux enfants, Cang'zhoigar, raconte comment elle "s'est jointe à la foule, a lancé des pierres contre la police, et détruit des boutiques après avoir entendu des gens qui hurlaient à l'extérieur". "Je ne savais pas ce que je faisais mais j'ai suivi aveuglément. Je le regrette vraiment", a dit Cang'zhoigar selon Chine Nouvelle.


