Plus de 150 Tibétains ont été tués lors de la répression par la Chine des émeutes au Tibet, a affirmé samedi le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Samdhong Rinpoche.
"Nous craignons que le bilan des morts soit supérieur à 150" Tibétains, a déclaré par téléphone Samdhong Rinpoche depuis Dharamsala, où vit le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, en exil depuis 1959. Ce bilan "provient de sources vérifiables à l'intérieur du Tibet", a noté le Premier ministre. "Ces chiffres inclus six Tibétains tués (...) le 3 avril", a-t-il précisé, faisant référence aux violences qui ont éclaté jeudi dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine.
Le dernier bilan établi le 25 mars par le gouvernement tibétain en exil faisait état de 140 morts. Des marches organisées le 10 mars à Lhassa, capitale du Tibet, pour commémorer le soulèvement de 1959 contre l'occupation chinoise (datant de 1951) avaient dégénéré en émeutes le 14 mars et en affrontements qui se sont propagés les jours suivants à des provinces voisines.
Le gouvernement chinois affirme de son côté qu'il a agi avec retenue et que les forces de l'ordre n'ont tué personne. Ils accusent en revanche les émeutiers tibétains d'être responsables de la mort de 20 personnes. Ces informations sont difficilement vérifiables en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l'accès au Tibet et aux provinces limitrophes. (afp)


