Rama Yade dément poser des conditions à la Chine

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Par: rédaction
5/04/08 - 21h39

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, a vivement critiqué la politique chinoise au Tibet dans un entretien au Monde paru samedi mais a démenti avoir parlé de "conditions" à la présence du président Nicolas Sarkozy aux Jeux olympiques de Pékin en août.

Le Monde a assuré "avoir fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade". Selon le quotidien, Mme Yade a déclaré que "trois conditions sont indispensables" pour que Nicolas Sarkozy se rende à la cérémonie d'ouverture. Ces "conditions", toujours selon les propos rapportés par Le Monde, sont "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le Dalaï lama".

"Je tiens à indiquer que lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du Monde pour son édition du 6 avril 2008, le terme de conditions n'a pas été employé", a déclaré Mme Yade dans un communiqué diffusé peu après la publication de l'article. "Comme depuis le début de la crise au Tibet, j'ai veillé à exprimer la position de la France en termes précis. Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques", poursuit-elle dans cette mise au point.

Dans l'article du Monde, Rama Yade estime que la Chine "sans les droits de l'homme ne sera jamais une véritable grande puissance". "A ce jour, la Chine a mené une politique d'assimilation en colonisant les zones tibétaines, ce qui a marginalisé sa population. (...). Enfin, rien que pour 2007 on compte 132 moines arrêtés pour des motifs politiques", a-t-elle dénoncé. L'Elysée a souhaité ne faire "aucun commentaire" et a renvoyé "aux déclarations du président de la République" du 25 mars.

Ce jour-là M. Sarkozy avait déclaré que "toutes les options étaient ouvertes" sur un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des JO. Avant le démenti de Rama Yade, les organisateurs des JO avaient estimé qu'un boycott relèverait d'une "décision personnelle", sans incidence sur l'événement. (afp)

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