Les Farc jugent irrecevable la mission humanitaire française

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Par: rédaction
8/04/08 - 19h07
MISE À JOUR

La guérilla des Farc a jugé "irrecevable" la mission humanitaire envoyée par la France pour secourir l'otage Ingrid Betancourt en Colombie, dans un communiqué diffusé ce mardi par l'ABP (Agence bolivarienne de presse, proche de la guérilla).

Campagne médiatique
Le secrétariat de l'état-major central des Farc affirme que la mission française n'est "pas le résultat d'une concertation, mais de la mauvaise foi (du président colombien Alvaro) Uribe envers le gouvernement français". "Nous n'agissons pas sous l'influence du chantage, ni sous l'impulsion de campagnes médiatiques", ajoute le communiqué.

Médecin et émissaires
La France avait envoyé mercredi en Colombie un avion médicalisé qui comprend notamment un médecin et deux émissaires, pour tenter d'entrer en contact avec la guérilla marxiste des Farc et d'accéder à leur otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt, malade et affaiblie.

Président colombien, ennemi n°1
Selon la guérilla, la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, abattu lors d'un raid début mars en Equateur, démontre que le président colombien est "l'obstacle principal et l'ennemi numéro un de l'échange". "Alors que nous faisions des gestes concrets en faveur d'un échange de prisonniers, le président Uribe planifiait et exécutait le lâche assassinat du commandant Raul Reyes", indique le communiqué de la guérilla. "Celui qui ordonne à ses généraux un sauvetage (des otages) par l'armée, à feu et à sang, celui qui offre des millions de dollars, appelant la guérilla à déserter avec les prisonniers, celui-là ne veut pas d'échange", estiment les Farc, en référence aux récentes déclarations de M. Uribe.

Zone démilitarisée
La rébellion marxiste réaffirme son exigence d'une zone démilitarisée dans le sud-ouest du pays, pour procéder à un échange, une revendication exclue catégoriquement par le gouvernement colombien.

Les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes, réclament la libération de 500 guérilleros en échange de celle de 39 otages, dont Ingrid Betancourt, séquestrée depuis plus de six ans. (belga)

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