Le CIO n'envisage pas l'arrêt du parcours de la flamme

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Par: rédaction
8/04/08 - 21h52
Interrogé sur la possibilité d'un arrêt du relais de la torche, le président du CIO, Jacques Rogge, a assuré qu'il n'y avait pas de discussion dans ce sens-là. "Nous n'envisageons pas ce scénario", a-t-il dit.
Le dirigeant olympique s'est dit "peiné de voir qu'un symbole comme la flamme (...) soit agressé".

Le Comité international olympique (CIO) n'envisage pas l'arrêt du parcours de la flamme olympique, a déclaré Jacques Rogge, le président du CIO, ce mardi sur la chaîne publique France 3.

Fausse rumeur
"C'est une rumeur qui est fausse, il n'y a pas de discussion dans ce sens-là", a assuré Jacques Rogge, qui était interrogé sur France 3 sur la possibilité d'un arrêt du relais de la torche. "Nous n'envisageons pas ce scénario", a ajouté le président du CIO à qui on demandait s'il y avait un risque que le relais s'arrête un jour.

Analyse du parcours
"Nous allons bien entendu analyser le déroulement du parcours de la torche depuis le début, depuis Olympie jusqu'à Paris, puisque la prochaine étape est San Francisco. Ce que nous faisons et nous évaluons régulièrement", a précisé M. Rogge. "Nous ne sommes pas dans une dynamique de cessation", a-t-il toutefois bien précisé.

Chaos attristant
Le dirigeant olympique s'est dit "peiné de voir qu'un symbole comme la flamme qui doit unir le monde quelles que soient la religion, la langue, la culture, ou les origines ethniques, soit agressé". Après une étape londonienne chahutée, le passage de la flamme à Paris a tourné au chaos lundi, provoquant des discussions dans le mouvement sportif sur l'opportunité de mettre un terme au relais.

Violence incompatible
"Nous avons exprimé très clairement aux Chinois que la violence n'était pas compatible ni avec la tenue des jeux Olympiques, ni avec l'esprit olympique. Ils le savent très bien", a déclaré ensuite Jacques Rogge sur la question du Tibet. "Nous avons appelé à une résolution paisible la plus rapide possible. C'est notre credo. Nous ne voulons pas de violence".

Politisation dangereuse
Le dirigeant a en outre laissé transparaître une certaine réticence à ce que les sportifs expriment leurs opinions personnelles lors des Jeux. "Si nous ouvrons la boîte de Pandore, si nous laissons tout le monde affirmer ses convictions politiques, à ce moment-là, nous allons tuer les jeux Olympiques", a-t-il estimé.

Badge
Interrogé sur la possibilité que des athlètes français puissent arborer un badge aux Jeux destiné à montrer l'attachement de la France aux droits de l'Homme, comme ils l'ont fait lors du parcours de la flamme à Paris, M. Rogge a répondu: "C'est une question à laquelle je ne peux pas encore répondre. Tout dépendra de l'appréciation de la commission exécutive (du CIO) et nous verrons bien ce qu'elle jugera". (belga)

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