Sept maoïstes tués à la veille des élections au Népal

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Par: rédaction
9/04/08 - 10h43

Le chef des maoïstes du Népal a appelé au calme mercredi après la mort de sept de ses partisans abattus par la police dans l'ouest du pays, à la veille d'élections cruciales dans le royaume.

Elections
"Pour l'heure, nous devons faire preuve de retenue et organiser des élections libres et équitables", a déclaré Prachanda, dit "le redoutable", après un entretien avec le Premier ministre Girija Prasad Koirala. Mais "nous exigeons que le gouvernement punisse les coupables de ces assassinats", a-t-il ajouté, précisant que sept maoïstes avaient été tués par la police à la suite de violences entre groupes politiques rivaux mardi soir dans le district de Dang, à 300 km à l'ouest de Katmandou.

D'après un responsable officiel local, Mohan Sapkota, "six maoïstes ont été tués et cinq blessés quand la police a ouvert le feu" pour mettre fin à "des échauffourées entre des militants de la Ligue des jeunes communistes (maoïstes) et des membres du parti népalais du Congrès" du Premier ministre Koirala.

Mardi déjà, un candidat d'un parti de gauche aux élections pour une assemblée constituante qui ont lieu jeudi au Népal a été tué par balles par des inconnus dans le district de Surkhet, à 360 km au sud-ouest de Katmandou. La victime, Rishi Prasad Sharma, était l'un des candidats du Parti communiste du Népal (Marxiste-Léniniste Unifié) aux élections.

Abolition de la monarchie
Le Népal doit élire jeudi une assemblée constituante qui devrait, en principe dès sa première réunion, abolir la monarchie et proclamer la République. Le principe de la disparition de la monarchie a été décidé en décembre dernier par les sept partis népalais et les maoïstes, tous réunis dans un gouvernement depuis avril 2007.

Sécutité renforcée
Les autorités népalaises ont renforcé les mesures de sécurité après une vague d'attentats que les anciens rebelles maoïstes mettent sur le compte de groupes royalistes. A la suite de plusieurs attentats à la bombe, des dizaines de milliers d'hommes des forces de sécurité ont été déployés en renfort, appuyés par des hélicoptères qui surveillent les mouvements de foule suspects.

Le dernier attentat à la bombe a blessé lundi 12 personnes lors d'un rassemblement électoral à 80 kilomètres au sud de Katmandou. Une autre personne a été blessée le même jour par un engin explosif près des bureaux de l'ONU dans la capitale Katmandou. (afp)

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