Le trafic de drogue bulgare finance des groupes extrémistes
Les bénéfices du trafic des drogues de synthèse en Bulgarie servent à financer des groupes extrémistes tels que le Jihad islamique palestinien ou le Hezbollah libanais, affirme un projet de rapport parlementaire obtenu mercredi par l'
AFP.
"Les groupes criminels bulgares impliqués dans le trafic de drogues de synthèse travaillent parfois avec des citoyens arabes liés à des organisations terroristes", indique le document qui devrait être adopté par la commission parlementaire sur la sécurité mercredi.
"Nous pouvons en conclure qu'une partie de l'argent tiré du trafic de drogue est utilisé pour financer les activités d'organisations terroristes telles que le Hezbollah, le Jihad islamique et des milices chrétiennes", ajoute le rapport.
Le document note également "une baisse drastique des saisies de drogues de synthèse en 2006 et 2007", se basant sur les chiffres du ministère de l'Intérieur qui montrent que 169 kg d'amphétamines ont été saisis en 2007, contre 324 kg en 2006 et 1.018 kg en 2005. Le projet de rapport est présenté alors qu'un scandale secoue le ministère de l'Intérieur bulgare, dont plusieurs hauts fonctionnaires sont accusés d'avoir entretenu des liens avec la mafia.
Faisant état de preuves obtenues par l'Agence de sécurité nationale, la commission indique que "des pratiques inquiétantes dans le fonctionnement du ministère de l'Intérieur ont réduit son aptitude à s'attaquer au crime à cause de la diffusion d'informations confidentielles à des suspects visés par des enquêtes".
Le ministre de l'Intérieur, Rumen Petkov, a lui-même admis avoir rencontré deux suspects importants issus du milieu et sous le coup d'une enquête pour trafic de drogue, mais il a refusé de démissionner.
Les chefs des partis de la coalition de centre-gauche devaient se réunir mercredi pour discuter du cas Petkov. Suite au scandale au ministère de l'Intérieur, l'opposition a déposé une motion de censure qui doit être examinée jeudi. (belga/7sur7)