Berlusconi espère une majorité confortable au Sénat

sauvegarder
Par: rédaction
10/04/08 - 12h12

Le leader de la droite italienne Silvio Berlusconi espère obtenir une majorité d'une vingtaine de sénateurs aux législatives des 13 et 14 avril, une "marge" qui lui permettrait de prendre "si besoin est des décisions impopulaires", indique-t-il dans un entretien à La Stampa jeudi.

"Pour pouvoir véritablement gouverner, j'ai besoin d'une large majorité, qui me permettra si besoin est de prendre des décisions difficiles et impopulaires", a déclaré le chef du Parti du peuple de la liberté, donné en tête selon les derniers sondages publiés il y a dix jours. "Je devrai avoir une marge d'au moins une vingtaine de sénateurs. Je pense que je réussirai à les avoir", souligne M. Berlusconi, 71 ans.

Loi électorale
L'obtention d'une majorité est beaucoup plus difficile à obtenir au Sénat qu'à la Chambre des députés en raison d'un mode de scrutin différent. Lors des premières semaines de campagne, Silvio Berlusconi avait affirmé qu'il obtiendrait une majorité de trente, voire quarante sénateurs. L'actuelle loi électorale, accusée de rendre le pays ingouvernable, octroie pour le Sénat une prime au vainqueur assignée sur une base régionale et non pas nationale.

Plus la région est peuplée, plus la prime est importante, et cette particularité rend incertaine l'obtention d'une majorité. Cette règle avait permis à la coalition de Romano Prodi d'avoir la victoire finale au Sénat en nombre de sièges - deux élus de plus - en dépit du fait qu'elle avait moins de suffrages à l'échelon national. C'est cette majorité ténue qui a entraîné la chute du gouvernement Prodi en janvier.

Sénateurs à vie
Dans son interview, Silvio Berlusconi évoque également la question des sept sénateurs à vie - anciens présidents de la République ou personnalités désignées par le chef de l'Etat - qui ont souvent sauvé la mise à Romano Prodi lors de votes sur le fil du rasoir.

"Chacun d'entre eux devrait tenir compte du vote exprimé par la majorité des Italiens. Parmi eux, il y a notamment des anciens présidents de la République qui devraient ressentir la nécessité de devoir se mettre en harmonie avec l'orientation choisie par la majorité des citoyens", selon lui.

Parlant de son adversaire Walter Veltroni, Silvio Berlusconi indique qu'il l'a "vraiment déçu. Au début, je lui ai donné un certain crédit. Puis, il est revenu sur tout ce qu'il avait promis. La vérité est qu'il reste un communiste. Le Parti démocrate (PD) est l'ultime tentative de transformer l'ex-Parti communiste italien", estime-t-il.

Votre avis nous intéresse!