Barack Obama, l'un des candidats démocrates à la présidentielle américaine, se voyait forcé samedi de se défendre contre les attaques de ses adversaires après avoir évoque l'amertume des classes populaires.
"Il y a tout un tas de gens dans les petites villes de Pennsylvanie, dans des villes dans l'Indiana (...) qui sont amers", a-t-il lancé lors d'une réunion électorale samedi. "Ils sont en colère. Ils ont l'impression qu'ils ont été abandonnés", a ajouté le sénateur de l'Illinois, qui essaye de séduire l'électorat populaire, plus enclin à voter pour sa rivale Hillary Clinton, dans la course à l'investiture du parti pour la présidentielle de novembre.
La polémique a éclaté après que M. Obama eut expliqué la semaine dernière que les classes populaires, désespérant d'un quelconque secours économique de Washington, ont tendance à s'accrocher "aux armes, à la religion, à un sentiment anti-immigration ou anti-commerce pour exprimer leur frustration", selon un transcript publié par le site internet huffingtonpost.com. Sa rivale démocrate Hillary Clinton a qualifié ces déclarations d'"avilissantes" et "élitistes, détachées de la réalité".
"Cela montre un élitisme et une condescendance, à vous couper le souffle envers les Américains qui travaillent dur", a renchéri un conseiller de John McCain, le candidat du parti républicain. Les "cols bleus" représentent notamment une partie importante de l'électorat en Pennsylvanie (est), le prochain grand rendez-vous des primaires démocrates, le 22 avril. Mme Clinton pour l'instant mène encore dans les sondages mais l'écart s'est resserré à quelques points d'écart ces dernières semaines. (belga)


