Attentat à Bagdad, pause dans les combats à Sadr City

Cinq passants ont été tués lundi dans l'explosion d'un engin piégé au passage d'une patrouille de la police irakienne dans un quartier central de Bagdad, ont indiqué des sources de sécurité.
L'attentat, qui s'est produit vers 11H00 locales (10H00 HB) sur la rue Nidal, a également blessé deux policiers et sept autres personnes. Dimanche soir, une explosion a mis le feu à un marché du quartier de Baghdad al-Jadida, non loin du quartier chiite de Sadr City, sans faire de victime. La déflagration s'est produite au passage d'un véhicule blindé américain, a-t-il précisé.
Couvre-feuSadr City, bastion de la milice du chef chiite radical et anti-américain Moqtada Sadr, a été le théâtre d'affrontements avec les forces de sécurité irakiennes, appuyées par des unités américaines. Lundi, ce faubourg qui abrite plus de deux millions d'habitants dans le nord-est de la capitale irakienne, était néanmoins calme, selon des résidents. Mais un couvre-feu partiel y était maintenu.
Les violents combats à Sadr City, qui avaient éclaté le 6 avril, ont baissé d'intensité ces derniers jours. Ils ont fait quelque 90 tués et sont intervenus après une confrontation meurtrière fin mars entre forces irakiennes et l'armée du Mahdi, la milice sadriste, dans le sud du pays et à Bagdad.
MiliciensLe commandement américain a indiqué qu'il n'y avait pas eu d'accrochages importants à Sadr City dans la nuit de dimanche à lundi. La veille, le gouvernement irakien avait répété sa détermination à combattre les miliciens chiites jusqu'à ce qu'ils aient été chassés de Sadr City. Le gouvernement se défend de prendre pour cible la milice sadriste et assure ne viser que des "éléments criminels" qui désobéissent aux ordres de cessez-le-feu de Moqtada Sadr lui-même.
Toutefois, les sadristes accusent le Premier ministre Nouri al-Maliki de vouloir les affaiblir avant des élections régionales prévues en octobre, au profit de son grand rival chiite, le Conseil suprême islamique d'Irak d'Abdel Aziz Hakim.