Le "triomphe" de Berlusconi à la Une

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Par: rédaction
15/04/08 - 10h47

La presse italienne salue mardi le "triomphe" du chef de la droite Silvio Berlusconi, qui s'apprête à faire son "grand retour" au gouvernement et explique le "boom" de son allié de la Ligue du Nord par la défiance des Italiens pour la classe politique.


Triomphe
"L'Italie a choisi: Berlusconi a gagné à plate couture", exulte le quotidien de la famille Berlusconi, Il Giornale, tandis que le quotidien de droite Il Tempo évoque en une le "triomphe" de Berlusconi. "La victoire de M. Berlusconi était attendue mais personne ne pensait qu'il allait gagner aussi nettement. Berlusconi a une nouvelle fois réussi a parler à l'Italie. Et dire qu'on parlait de lui comme étant vieux et fatigué", poursuit Il Giornale.

"En moins de deux ans, Silvio Berlusconi et le centre droit ont reconquis le gouvernement du pays. Avec une netteté qui a dépassé toutes les prévisions", commente le plus gros tirage, Il Corriere della Sera.

Nouveauté
"La nouveauté est que son retour au pouvoir survient après une campagne électorale durant laquelle il n'a promis aucun miracle, ni laissé entrevoir des solutions économiques indolores. Le vrai miracle est qu'il s'est fait accepter par les Italiens en se présentant comme un futur chef du gouvernement sans baguette magique", poursuit Il Corriere.

"Pour le Parti démocrate, la défaite est aussi nette qu'est la victoire de Berlusconi. Walter Veltroni a vidé l'extrême gauche mais n'a pas réussi à attirer au centre, échouant à conquérir les votes modérés", juge le quotidien.


Troisième république
Pour la Repubblica (gauche), le choix des Italiens annonce la "naissance d'une "troisième république" car ils ont préféré les deux grandes formations que sont le Parti démocrate (PD, centre gauche) de Walter Veltroni et la coalition de Berlusconi aux petits partis.
"Ces élections révolutionnent la géographie politique nationale. Marquant un pas décisif de l'Italie vers la simplification politique et posant les bases d'une simplification institutionnelle", ajoute le journal.

La presse revient aussi sur le succès de la Ligue du Nord qui a doublé son score. "On ne comprend pas le succès de la Ligue de Bossi" en particulier dans le nord du pays "on ne l'attribue pas au sentiment d'antipolitique romaine", écrit Stefano Folli, Il Sole 24 Ore. (belga)

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