Après trois semaines d'une mobilisation qui est allée crescendo et avant la pause des vacances de printemps, les lycéens manifestent à nouveau ce jeudi à Paris.
Les organisations lycéennes sont sorties déçues mercredi du ministère de l'Education et ont renouvelé leur appel à manifester contre les milliers de suppressions de postes à la rentrée 2008, même si Xavier Darcos s'est montré "ouvert au dialogue" sur d'autres sujets. "Malheureusement, sur la revendication centrale de la mobilisation lycéenne, que sont les moyens, on n'avance toujours pas", a ainsi affirmé Florian Lecoultre, président de l'UNL, le principal syndicat lycéen, au sortir d'une heure de réunion avec le ministre. "Il y a toujours un vrai blocage sur les suppressions de postes", a noté Alix Nicolet, la présidente de la Fidl, qui a appelé à "continuer la mobilisation (jeudi), pour maintenir la pression sur les suppressions".
Les deux organisations tablent sur l'"intensification" du mouvement et l'UNL promet même d'"aller toquer à la porte de François Fillon", dès lors que M. Darcos est "pieds et poings liés". Plusieurs fois par jour, dans les médias comme devant les députés, le ministre répète qu'il ne cédera pas sur le non renouvellement de 11.200 postes, en majorité d'enseignants, affirmant que le taux d'encadrement des élèves n'en souffrira pas. "La seule recette que vous connaissez - ajouter des postes! ajouter des moyens! -, est celle que nous pratiquons depuis 30 ans et qui a fait pour autant que le système éducatif ne cesse de descendre dans les classements internationaux", a-t-il dit mercredi à l'Assemblée répondant au député PS Régis Juanico. (afp)


