Nuit de galère pour 650 passagers d'un Eurostar

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Par: rédaction
19/04/08 - 09h58
MISE À JOUR

Quelque 650 passagers d'un train Eurostar ont mis plus de douze heures pour relier Londres à Paris, "une galère" pour eux et une "catastrophe" pour les chemins de fer français (SNCF), a déclaré la directrice Voyages France-Europe de la SNCF, Mireille Faugère.

Ces voyageurs étaient partis de Londres vendredi à 20h00 locales (19h00 GMT) et devaient arriver à Paris à 23h26 (21h26 GMT). Mais victimes de "malchance et d'une série de cafouillages techniques", selon Mme Faugère, ils n'ont gagné la capitale française que douze heures plus tard.

"C'est une catastrophe pour nous. C'est une situation tout à fait inacceptable. Les voyageurs ont vécu une véritable galère", a déclaré Mme Faugère lors d'un point de presse à la gare du Nord à Paris, point d'arrivée de l'Eurostar. "Je vais demander une enquête technique et nous allons avoir un rapport lundi", a-t-elle ajouté, avant de présenter les "excuses" de la SNCF à ces passagers qui ont été "pendant de longs moments sans lumière, ni chauffage, ni son". "Il y avait beaucoup de détresse dans ce train qui était complet avec beaucoup de familles à son bord", a-t-elle encore dit.

La SNCF a prévu d'offrir à ces passagers un autre aller-retour Paris-Londres. Arrivés à Paris à 09h15 locales (07h15 GMT), ils devaient également recevoir un petit-déjeuner et des bons de taxis pour rentrer chez eux. L'Eurostar dans lequel avaient pris place ces voyageurs avait franchi sans problème le tunnel sous la Manche. Mais, en sens inverse, dans un train faisant le trajet Paris/Londres, un voyant rouge s'est allumé, signifiant qu'il lui était impossible de passer le tunnel, a expliqué Mme Faugère.

La SNCF a alors décidé de transférer, en gare de Lille (nord de la France), les passagers du Londres/Paris dans ce second train, contraint de repartir sur la capitale française. Mais, quelque 60 km plus au sud, ce train est tombé en panne en rase campagne. La SNCF a alors envoyé une rame pour le remorquer.

Pour des raisons techniques, c'est à vitesse réduite, 60 km/heure, que le convoi a pris la direction de Paris. Neel Meersh, un photographe de Londres, qui se trouvait à bord du train bloqué, a déclaré au téléphone à un journaliste de l'AFP à Paris, que les passagers avaient reçu très peu d'informations du personnel de la SNCF.

"Il y a eu vraiment un minimum d'annonces et principalement en français. Certains passagers ont été pris de panique". Plusieurs personnes, qui attendaient familles et amis à Paris, ont passé la nuit à la gare du Nord. "Nous avions très peu d'informations. Des cheminots ont mis à notre disposition un wagon chauffé pour attendre", a raconté à l'AFP Lise Theuveney, venue chercher ses enfants.

Le 7 avril, un Eurostar avait mis près de neuf heures pour relier Paris à Londres, après avoir été coincé dans le tunnel sous la Manche en raison d'un incident technique, puis bloqué dans la campagne anglaise à deux reprises en raison notamment d'une alerte à la bombe. (afp)

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