Un chef tribal, Baïtullah Mehsud, leader présumé d'Al-Qaïda au Pakistan et accusé d'une récente vague sans précédent d'attentats, a appelé ses combattants à cesser le feu, au moment où le nouveau gouvernement prépare un accord de paix notamment avec ce groupe.
Cet appel, par voie de tract, intervient au moment où Washington - dont Islamabad est l'allié-clé dans sa "guerre contre le terrorisme" - se dit "inquiet" des négociations en cours entre le Pakistan et ses talibans réputés proches du réseau d'Oussama Ben Laden.
Mehsud a ordonné à ses combattants du Mouvement des Talibans du Pakistan (Tehreek-e-taliban Pakistan, TTP) de cesser d'attaquer les forces de sécurité, dans un tract distribué dès mercredi dans plusieurs districts des zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan et où Washington estime qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces.
Mercredi, le porte-parole du TTP, le maulvi Omar, avait confirmé que des négociations étaient en cours avec le gouvernement pour la signature d'un accord de paix, en vertu duquel "les militaires se retireront de certaines zones (tribales) et les combattants islamistes cesseront de les attaquer".
"Nous espérons une annonce positive dans les jours qui viennent", avait conclu le porte-parole. Un accord de paix est sur le point d'être signé avec le TTP, avait annoncé mercredi un haut responsable des forces de sécurité, sous couvert de l'anonymat.


