Le président du Comité international olympique (CIO), le Belge Jacques Rogge, affirme vendredi que les Chinois ont respecté leur parole dans les domaines mis en avant par le CIO et que ce pays "a progressé" avec les JO.
Disant appliquer une "diplomatie silencieuse" concernant les droits de l'homme en Chine, plus efficace à ses yeux, Jacques Rogge affirme que le CIO a obtenu, "non une révolution en la matière, mais quelques avancées". "J'affirme simplement que les Chinois, dans les domaines que nous avons mis en avant, ont respecté leur parole", indique-t-il dans Le Soir.
Énumérant les nouvelles lois en matière de liberté des médias, sur la protection des enfants au travail, sur la réduction de la pollution, etc., M. Rogge juge qu'il faut poser la question de savoir ce qu'il se serait passé sans l'attribution des Jeux à la Chine.
Concernant l'autorisation du badge "Pour un monde meilleur" que plusieurs athlètes veulent porter, "dans sa formulation actuelle, il a fort peu de chance de passer la rampe", relève Jacques Rogge. Il pose la question de savoir si "le badge signifie que les athlètes ne sont pas indifférents à ce qui se passe en Chine, n'est-ce pas de la politique?"
Reconnaissant la crise générée par "l'affaire du Tibet", il répète par ailleurs que le CIO encourage toute initiative qui permettrait de rétablir un esprit de paix, et refuse de répondre aux Tibétains affirmant que "le silence" du CIO "tue au Tibet". "Je ne vais pas répondre à des gens qui ont une conviction, qui se battent pour une cause. Je respecte cette cause. Je ne suis pas d'accord avec leur slogan, mais je ne vais pas répondre", indique-t-il.


